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L'histoire de la littérature commence au Moyen-âge avec l'épanouissement de la vie culturelle. Le développement des villes offre un nouveau cadre social, la protection de mécénes offre aux écrivains, à l'instar des peintres au services des puissants, des productions pour dans un premier temps divertir dans les cours aristocratiques où le public féminin occupe une place importante. N'est ce pas les femmes qui ont fait le succès de la littératrure romanesque au XIIe siècle ? On comprend mieux alors le rôle joué par les dynasties dont les romans sont remplis. Ces très grands seigneurs ne sont ni frustes ni incultes. Ils se piquent d'élégance, de belles manières et de beau langage. De plus en plus, les puissants s'entourent de lettrés dont ils font leurs écrivains attitrés.

Genre littéraire le plus connu aujourd'hui, le roman est né au Moyen Âge. Au XIIe siècle, le roman était écrit en vers – comme la majorité des œuvres littéraires. Roman veut alors dire écrit en langue romane (en langue vulgaire française), par opposition au latin, qui est la langue des érudits. Ce n'est qu'au XIVe siècle qu'apparaît le roman en prose.

L'expression « mettre en roman » est utilisée, vers 1150, pour désigner des récits adaptés des textes latins, pratique alors courante. Cette traduction (ou translatio ) est en général une adaptation plus ou moins éloignée de l'œuvre « originale »

La langue vulgaire est d'abord utilisée pour raconter la vie des saints, mais très vite la fiction s'en empare. Le nouveau genre littéraire ainsi créé, « le roman », prend alors le nom de la langue qu'il utilise. Le sens courant du mot « roman » demeure assez longtemps celui de « récit composé en français », même si Chrétien de Troyes substitue à l'expression « mettre en roman » celle de « faire un roman », qui met l'accent sur son activité créatrice.

Tandis que la chanson de geste est toujours populaire, la nouvelle génération, celle de Chrétien, fera la fortune du roman, qui triomphera finalement de l'épopée. Il semble donc que ce nouveau genre réponde à la demande d'une société qui vit de profonds changements socioculturels (sic www.la-litterature.com)

Depuis, les siècles se sont succédés et le roman a lui aussi parcouru un temps de transformation, ouvrant de nouvelles voies à la création littéraire. L'enseignement classique permet de connaître les grandes étapes du genre jusqu'à nos jours. En France, une pression encore sensible s' impose en ne retenant surtout que le XIXe et le XXe siècle, les illustres auteurs encyclopédiques et autres. Auteurs maudits ou vénérés, nous avons le choix pour découvrir des oeuvres imposantes et fortes... qui le sont devenues par l'intérêt que ces textes imposeront dans la société en mouvement. Mais ici et maintenant, l'adéquation consiste à reconnaître ce qui est important et ce qui dans le monde littéraire participera à l'histoire universelle de la littérature. A chacun de trouver ses auteurs, ses textes et de vivre avec eux une passionnante aventure. Ici sont présentés mes préférences, plus actuelles certes, qui sont apparues durant mes recherches personnelles, qui n'oublient pas mes choix d'étudiant et d'adolescent curieux. Camus disait "On peut passer sa vie avec un livre". Une expression qui peut s'interprêter du côté de l'auteur mais aussi du lecteur. Or nous le savons, notre monde est très prolixe en matière d'édition et le choix est difficile pour rester dans l'essentiel. Ma démarche fut de renconter l'oeuvre et parfois les auteurs quand cela était encore possible. Je vous invite ici à découvrir mes auteurs préférés ceux qui apportèrent matière à mes réflexions et à ma création aussi modeste soit-elle?

Jean-François Dray